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Choisir son casque

Publié par gral53  - Catégories :  #matériel

Vous n'avez pas d'idées à suggérer à votre entourage pour votre cadeau de Noël

ou à Demander à au père Noël....

Bref, j'en profite pour faire le point sur les casques actuelles....

Choisir son   casque

Bien évidemment. N’oubliez pas que le rocher peut être parfois de qualité médiocre, que d’autres cordées vous précèdent (même si, normalement, elles sont censées faire attention) et que des animaux peuvent batifoler au sommet des falaises, dans les jardins ou sur les vires médianes.

Bien évidemment, un casque ne résistera jamais à un parpaing tombant de plusieurs centaines de mètres et quand bien même, l’absorption du choc serait de toutes façons impossible à supporter pour le grimpeur. Comme le précise l’ENSA, tout ce que la norme demande à un casque d’alpinisme, c’est d’être capable de “réduire à un degré supportable les effets de la chute d’un objet de 5 kg tombant de 2 m (ou d’un objet de 1 kg tombant de 10 m ou de 100 g tombant de 100 m)”.

Mais dans bien des situations, un casque vous sauvera tout de même la mise : mauvais vol la tête en bas, petite pierre en chute libre, impact malencontreux de la tête contre le rocher en cas de faux mouvement et j’en passe… Donc, port du casque obligatoire ! Oui mais comment le choisir ? Voici les principaux critères à prendre en considération au moment de l’achat !

Le confort

Pour bien choisir un casque, il faut vraiment l’essayer. Une fois réglé, le casque doit se faire oublier, rester bien en place, ne plus bouger. Le maintien du casque doit être parfait, avant même que la jugulaire ne soit positionnée. Le confort de celle-ci est également à prendre en compte (elle ne doit pas serrer, ses matériaux ne doivent pas irriter). Un bon casque est un casque que l’on sent le moins possible sur la tête, qui l’englobe et l’épouse parfaitement. Donc direction votre shop escalade pour un test live !

La légèreté

Selon les matériaux utilisés (coque injectée en ABS / coque interne en polystyrène expansé et coque extérieure en polycarbonate / mousse EPP – polypropylène expansé pour les intimes), les casques du marché accusent quelques différences sur la balance ! De 165g pour le plus light jusqu’à 430g pour le plus dodu.

À vous de trouver le bon compromis prix/légèreté/sécurité, sachant que les casques les plus lourds peuvent occasionner, à la longue, quelques douleurs cervicales mais que le défaut des casques très légers reste leur fragilité dans les transports, bien que les fabricants aient progressé dans ce domaine et utilisent désormais des matériaux dotés de bonnes propriétés mécaniques, en terme de flexibilité ou de résilience (mémoire de forme).

Dans une gamme de poids léger, on n’est pas à 40g près, c’est le ressenti sur la tête qui compte. » Ce n’est pas La Fabrique verticale qui le dit mais un spécialiste des grandes voies et autres big walls : Arnaud Petit.

La sécurité

Il est important de choisir un casque bien adapté à sa morphologie et à son tour de tête. Car pour être vraiment efficient, un casque doit être bien englobant et protéger au mieux les côtés. Il doit être réglé pour ne pas dégager le front, tout en offrant un bon champ de vision pour ne pas gêner dans la pratique. Encore une fois, seul l’essai en magasin pourra véritablement vous renseigner sur ces points.

La possibilité de l’utiliser pour d’autres activités

Concernant la sécurité, les fabricants sont tenus de respecter des normes spécifiques en fonction de l’utilisation. EN12492 pour l’alpinisme, EN1078 pour le vélo, EN1385 pour les pratiques en eaux vives, etc… Un casque possédant plusieurs homologations peut être intéressant si vous êtes un touche-à-tout : l’aspect économique est à prendre en compte bien sûr, mais aussi le gain de place lors du stockage et le surcroît de sécurité dans la pratique proprement dite.

Les casques homologués pour le vélo sont super adaptés pour absorber les chocs en cas d’impact sur les parties latérales. Les casques homologués pour l’alpinisme sont principalement prévus pour absorber les chocs sur le dessus, en cas de chute de pierre. Lors d’un gros vol, la réception n’est pas toujours maîtrisable et un casque multi-homologation peut être un plus non négligeable si la tête vient à percuter le rocher sur le côté.

La facilité de réglage

Les différents réglages sont également des aspects importants à examiner lors de l’achat. Que ce soit par une molette ou par une languette placée derrière le casque, le réglage du tour de tête pour un ajustement parfait doit pouvoir s’effectuer le casque sur la tête, sans complication. Idem pour la jugulaire. Vérifiez également que ces réglages soient stables et qu’ils n’aient pas tendance à glisser ou à se dérégler inopinément. Certains casques proposent en outre des réglages de l’inclinaison avant/arrière, ce peut être un plus pour la protection du front et le champ de vision.

Plusieurs fabricants proposent des versions lady de leurs casques avec des tours de tête ergonomiques s’adaptant aux queues de cheval.

Un réglage instantané est un gage de commodité. Si vous utilisez ponctuellement votre casque en alpinisme, vous serez contents de pouvoir changer rapidement son réglage habituel pour pouvoir porter un bonnet dessous par exemple. Même remarque si vous êtes amené à prêter votre casque ou si l’achat du casque se fait dans le cadre d’une collectivité.

L’aération

Pendu au relais en plein soleil, vous apprécierez d’avoir un casque bien ventilé ! Au moment de l’achat, regardez donc attentivement si le casque comporte suffisamment d’aérations. Là encore, il faudra trouver le bon compromis, en l’espèce celui entre ergonomie et sécurité, pour une bonne respirabilité mais une protection latérale suffisante.

L’accessoirisation

Dernier point à regarder avant de finaliser son choix, l’accessoirisation ! Est-il possible d’ajouter une visière (intéressant par exemple si vous faites aussi de la cascade de glace) ? Quel est le système prévu pour fixer une lampe frontale sur le casque et est-il commode (intéressant si vous faites aussi de l’alpinisme et êtes amenés à faire des marches d’approche avant le levé du soleil ou des retours tardifs…) ? Les mousses sont-elles amovibles (intéressant pour les laver et/ou les faire sécher) ?

La durée de vie de votre casque

Le vieillissement des mousses et la résistance à long terme des coques sont deux points cruciaux en terme de durabilité. Outre les chutes de pierre (pas si nombreuses en pratique, du moins on l’espère pour vous !), un casque est exposé à toutes sortes d’impacts qui peuvent l’endommager (chocs dans les transports notamment et frottements contre le rocher, si vous aimez les “renfougnes”).

Un casque se change quand il a subi un choc important, quand il est fêlé (pour ce qui est des coques) ou très écrasé (pour ce qui est des polystyrènes) et/ou si les sangles de la jugulaire sont brûlées ou endommagées. Les préconisations de mise au rebut sont indiquées sur les notices des fabricants, il convient bien sûr de s’y conformer.

En général, la durée de vie d’un produit textile ou plastique est de 5 à 8 ans. Elle peut se réduire en cas d’utilisation fréquente ou intensive et en tout état de cause, la durée maximale de conservation est de 10 ans.

En savoir plus sur les normes

L’ENSA a produit un article très intéressant sur les tests effectués pour les différentes homologations

À propos

escalade- laval- mayenne